Coopérative de Bouchette
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Tel que paru dans le Journal la Gatineau

BOUCHETTE – La Coopérative de solidarité de Bouchette a atteint son objectif : maintenir un service de proximité essentiel dans le village, en reprenant la gestion du dépanneur. Cela fera un an en juin prochain que l’organisme s’en occupe. Mais, alors qu’elle n’a pas pu profiter pleinement de la saison estivale de 2017, en attendant celle de 2018 la Coop lance un appel à la communauté afin qu’elle lui donne un coup de pouce. 
La coopérative a été fondée le 19 avril 2017, en anticipation de la fermeture du dépanneur Chez Pierre le 30 avril 2017, dont les propriétaires, Pierre Gorman et sa conjointe, se sont occupés pendant de nombreuses années. Il n’y avait pas d’acheteurs qui se montraient intéressés et un groupe de gens s’inquiétaient de l’avenir du village sans dépanneur.
Un comité provisoire a dans un premier temps été formé, suivi d’un plan d’affaires pour aller à la recherche de financements. En parallèle, la communauté a été sondée et il en est ressorti que la majorité supporterait le projet. La Coopérative de solidarité de Bouchette a donc été formée le 19 avril.
Cette dernière, qui loue les locaux, a pour but est d’assurer qu’un commerce de proximité offre des services à la population de Bouchette et ses villégiateurs. Le projet a permis de créer quatre emplois, deux à temps plein et deux à temps partiel. 240 personnes sont membres de la Coopérative de solidarité de Bouchette, qui a reçu le prix Marcel-Marcotte pour la meilleure coopérative émergente en 2017, octroyé par la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais.
Plusieurs partenaires ont appuyé le projet, dont la MRC Vallée-de-la-Gatineau qui a accordé un prêt et une subvention, ce qui représentait 80% du montant nécessaire pour démarrer le projet. Des cartes de membres ont été vendues et des partenaires ont fait des dons. 
Comme l’explique Kimberley Mason, présidente de la coopérative, «on a démarré très rapidement le dépanneur pour éviter une perte de service. On a réussi à aller chercher notre part du milieu avec nos partenaires et nos cartes de membres. Sauf que, notre montage financier initial était un peu serré car on n’a pas bénéficié de toute la période estivale. Quand on a ouvert, on n’avait pas encore la SAQ, la loterie, donc on n’a pas pu bénéficier de l’ensemble des ventes pendant la saison forte. Aujourd’hui ça va bien, mais c’est l’hiver donc il y a moins d’achalandage et on n’a pas pu se faire de bas de laine l’été dernier car on était en démarrage et il y a eu quelques dépenses imprévues. Donc on sollicite l’engagement de la communauté qu’on dessert».
Comme il s’agit d’une coopérative, l’organisme n’aura pas accès à du crédit avant sa première année d’opération terminée. «On va pouvoir par la suite faire une vérification comptable de nos livres et avec ça aller vers une institution financière, précise Kimberley Mason. Mais pour l’instant, notre structure ne nous permet pas d’avoir accès à du crédit d’une banque. En attendant, on va avoir besoin d’un petit coup de pouce.»
La coopérative a lancé une campagne de financement GoFundMe accessible sur le site Internet gofundme.com puis en tapant «Coop Bouchette». Par ailleurs, des bénévoles vont tenir une cantine à la course amicale de motoneiges organisée par le Club de motoneige Les Ours Blancs et le Village Majopial le 3 mars, au lac 31-Milles, ainsi que durant le spectacle de magicien organisé le 14 mars à Bouchette dans le cadre du Festival des arts de la scène val-gatinois. «On est en pourparlers aussi avec la municipalité pour savoir si elle a un intérêt de trouver un quelconque engagement, précise Kimberley Mason. Et puis on veut déposer une nouvelle demande au Fonds de développement des territoires de la MRC pour notre développement futur. Donc on travaille sur plusieurs axes. Une coopérative de solidarité a besoin de la solidarité du milieu pour que ça fonctionne.»
La coopérative a mis en place un système de fidélisation des membres. Il est encore possible de le devenir au coût de 20$ la part. Il y a différentes catégories : les membres utilisateurs, les membres de soutien, les membres travailleurs. En plus de tout ce qu’on peut retrouver dans un dépanneur, il y a un coin artisanat local et une large place est faite aux produits locaux. De nouveaux produits et services sont en développement. «On veut savoir ce que les gens veulent avoir, pour bonifier l’offre de services, commente Kimberley Mason. On veut offrir un dépanneur multi-produits et potentiellement multi-services.»
Renseignements sur le site Internet coopbouchette.com

Gatineau, le 18 octobre 2017 – C’est aujourd’hui que la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais a dévoilé le nom de la coopérative lauréate du Prix de la Fondation, assorti d’une bourse de 7 000 $. C’est la Coopérative de solidarité de l’Unicité qui a remporté le prix.

Le choix du jury s’est porté sur la Coopérative de solidarité de l’Unicité, qui contribue à l’intégration professionnelle des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, dans le cadre d’une production de légumes de serres certifiés biologiques. Le jury a aussi voulu souligner la candidature exceptionnelle du Marché de l’Outaouais, qui fait la distribution de produits alimentaires locaux.

Un hommage spécial a été présenté pour honorer l’œuvre de Mauric Marcotte, un grand coopérateur de l’Outaouais. « Nous avons choisi d’honorer la mémoire de M. Marcotte, qui est une figure inspirante pour les coopérateurs. En nommant un prix destiné à une coopérative en émergence du nom de Maurice Marcotte, nous souhaitons perpétuer son enthousiasme pour la coopération. Ce prix est aussi un bon coup de main pour une coopérative qui démarre tranquillement ses opérations et une façon de dire aux promoteurs de différents projets que la grande famille coopérative est prête à les soutenir » indique Monsieur Alain Roy, président de la Fondation. Les projets déposés démontrent clairement que la coopération est une façon actuelle et efficace de répondre aux besoins socio-économiques des collectivités. C’est la Coopérative de solidarité de Bouchette qui a remporté les honneurs dans cette catégorie.

M. Roy ajoute que « Chacun des dossiers présentait des éléments essentiels au développement des coopératives et des communautés qui les accueillent. L’ensemble des candidatures était de grande qualité et nous avons été particulièrement impressionnés par la diversité et la qualité des projets déposés. » L’activité organisée dans le cadre de la Semaine de la coopération soulignait aussi la contribution des coopératives au développement de l’Outaouais: « Au Québec, le mouvement coopératif et mutualiste compte 3 300 coopératives qui génèrent un chiffre d’affaires supérieur à 25,6 milliards de dollars et rassemblent 8,8 millions de membres. En Outaouais, on retrouve 120 coopératives, présentes dans des secteurs d’activités variés, de l’habitation aux technologies de l’information, de la culture au secteur funéraire. C’est plus de 1500 emplois qui contribuent à maintenir chez nous une économie régionale autonome et distincte. »

 

À propos de la Fondation

Fondée à l’initiative de la Coopérative funéraire de l’Outaouais, la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais est un fonds de dotation, mis au service des projets coopératifs et des coopératives en développement. La Fondation, c’est aussi l’expression des valeurs coopératives de prise en charge, de responsabilité mutuelle et de solidarité ainsi que des principes coopératifs tels que l’autonomie et l’ancrage dans la communauté et l’intercoopération. Pour l’instant, les contributeurs sont la Coopérative funéraire de l’Outaouais, la Coopérative de travailleurs Studio créatif Coloc, Convergence, coopérative d’expertes-conseil, la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides, le Regroupement des OSBL d’habitation et d’hébergement avec support communautaire en Outaouais (ROHSCO).

 

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Source et informations :   Claudine Lalonde

Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides
819.664.1061

Tel que paru dans le journal La Gatineau:

BOUCHETTE – La Coopérative de solidarité de Bouchette a atteint son objectif : maintenir un service de proximité essentiel dans le village, en reprenant la gestion du dépanneur. L’organisme a procédé la semaine dernière à l’ouverture protocolaire de ce dernier sous la forme d’une soirée 6 à 8 dans les locaux du 40, rue Principale. L’événement a été l’occasion de rendre compte du chemin parcouru depuis les derniers mois et d’exposer les buts visés par le conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de Bouchette, tout en soulignant la contribution des partenaires.

La coopérative a été fondée le 19 avril 2017, en anticipation de la fermeture du dépanneur Chez Pierre le 30 avril 2017, dont les propriétaires, Pierre Gorman et sa conjointe, se sont occupés pendant de nombreuses années. «Il y avait une absence d’acheteurs, explique Kimberley Mason, présidente de la coop. Notre projet est né du fait qu’un groupe de gens s’inquiétaient de l’avenir du village sans dépanneur. On a formé un comité provisoire. On s’est renseigné sur ce que ça impliquait le modèle coopératif, où on pouvait aller chercher du support financier, ce que ça impliquait comme organisation. Ensuite, on a dû monter notre plan d’affaires pour aller à la recherche de financements. On a aussi sondé la communauté et la majorité nous a dit qu’elle supporterait notre projet. On s’est inspiré du projet de coopérative à Montcerf-Lytton, ce qui nous a permis un comparable avec une autre petite municipalité qui se prend en main. On a organisé une première rencontre d’information publique où encore là on a eu le vent dans les voiles pour finalement se constituer en bonne et due forme en tant que coopérative le 19 avril.»

Cette dernière, qui loue les locaux, a ouvert son dépanneur le 30 juin 2017. Son but est d’assurer qu’un commerce de proximité offre des services à la population de Bouchette et ses villégiateurs.

Le projet a permis de créer quatre emplois : il y a la gérante, Valérie Collin, un caissier à temps plein et deux caissiers à temps partiel. Plus de 220 personnes sont membres de la Coopérative de solidarité de Bouchette, qui a reçu le prix Marcel-Marcotte pour la meilleure coopérative émergente en 2017, octroyé par la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais.

Plusieurs partenaires ont appuyé le projet. «Le principal, c’est la MRC Vallée-de-la-Gatineau qui nous a accordé un prêt et une subvention, explique Kimberley Mason. Ça représentait 80% du montant nécessaire pour démarrer le projet. Pour le 20% restant, on a vendu des cartes de membres et des partenaires nous ont fait des dons. Donc c’est véritablement un travail d’équipe, on a eu besoin d’un paquet d’intervenants pour y arriver.»

La coopérative a mis en place un système de fidélisation des membres. Il est encore possible de le devenir. Il y a différentes catégories : les membres utilisateurs, les membres de soutien, les membres travailleurs. En plus de tout ce qu’on peut retrouver dans un dépanneur, une large place est faite aux produits locaux. De nouveaux produits et services sont en développement pour les membres et clients. «On veut savoir ce que les gens veulent avoir, pour bonifier l’offre de services, commente Kimberley Mason. On veut offrir un dépanneur multi-produits et potentiellement multi-services.»